Rhum Chocolat

le blog de Jean-Christophe M.

04 décembre 2007

les yeux de la tête

Il y a quelques jours, un teaser (que j'aime ce mot !) à propos d'un texte de Vincent Cuvellier avait créé une sensation terrible et une attente insoutenable ici (si. ne niez pas). Vincent  ne fait pas seulement des bébés, il écrit aussi des livres très chouettes.

Dernièrement, il a mis en ligne sur son blog un texte, "les yeux de la tête", proposant à qui voudrait (moi m'sieur !) d'y coller des images.
Double problème : j'ai très peu de temps et en même temps très envie de faire deux trois images, car c'est peu dire que j'aime beaucoup le style de l'auteur. Ah ah me dis je,  (en réalité, j'ai plus vraisemblablement dit putain, mais ah ah ça passe mieux), je vais te me faire ça en noir et blanc dans un style dépouillé, histoire de me faire plaisir et de ne pas y passer trop de temps (c'est vrai quoi, j'ai une femme et mon Dieu que c'est de l'entretien).

En fait j'aurais adoré faire quelque chose de plus fouillé, rester encore avec ce texte, mais je n'avais vraiment pas assez de temps. La vie, que voulez vous la vie.. Je vous conseille donc d'aller lire ce joli texte chez monsieur Cuvellier et avec son accord, je vous mets quelques rapides images. Au passage, je remercie Vincent, je me suis bien amusé.


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Les sept enfants, qu’il neige ou qu’il vente, serrés les uns contre les autres, traversaient le lac gelé, contournaient la vieille église en bois (...)


du_complot_w

Alors, la mère s’immobilisait, l’os du jambon entre ses mains graisseuses, et partait d’un rire profond et sinistre.

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C’était un beau bazar dans la petite chaumière: les six enfants marchaient dans tous les sens, les bras tendus, se rentrant dedans, se cognant partout et criant à qui mieux mieux. Seule Judith restait allongée dans son lit en geignant:

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Josef, grâce à sa petite taille, pouvait se glisser partout. C’est donc lui qui fut envoyé en éclaireur dans la cabane du terrible ogre. Il courut dans la neige, laissant des traces semblables à celles des oiseaux


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Et au milieu de ce décor étrange, un homme, immense, énorme, un bidon jusqu’au ciel, et des oreilles jusqu’au plafond, était assis sur un tout petit tabouret, la tête entre les mains, l’air désespéré: il pleurait.


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Ce soir là, il y eut une belle fête, dans la petite maison perdue au milieu des arbres.

On se met un peu de Bireli avec ça, ça vous dit ?




Posté par jean_christophe à 22:06 - divers - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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